À propos

 

J’écris pour être parlé
Et pour qu’il soit possible
à mon frère inconnu
D’entendre couler mes larmes
et ma joie se débattre
Entre les quatre grilles
des prisons de mon rêve

 

Mise en scène en 1952, De l’Autre Côté du Mur remporta le prix de la meilleure pièce canadienne au Festival régional d’art dramatique. La troupe fut invitée à la reprendre à St-Jean, au Nouveau-Brunswick, dans le cadre du Festival National. Quelques mois après sa création, elle fut présentée à la télévision de Radio-Canada, devenant ainsi la première œuvre dramatique produite à la télévision canadienne.

Bien que les piliers de l’œuvre de Dubé continuent d’être mis en scène et portés à l’écran de façon plus ou moins régulière, De l’Autre Côté du Mur, trop courte pour les programmations habituelles, n’a pas été l’objet d’une adaptation professionnelle depuis plus de 50 ans. C’est pourtant une pièce maîtresse à l’édifice de l’œuvre de Marcel Dubé, un récit dont le thème est universel, une allégorie dont les années n’ont pas émoussé la pertinence ; au contraire, c’est aujourd’hui qu’elle prend toute sa force.

Cette pièce a lancé la carrière de son auteur, Marcel Dubé, et de ses amis de scène : Guy Godin, Robert Rivard, Hubert Loiselle, Monique Miller — tous au début de la vingtaine. Pendant des décennies, ces artistes ont eu, collectivement et individuellement, sur scène et à l’écran, un impact immense sur le théâtre et la télévision, plus grand peut-être que n’importe quel autre groupe. Ils sont à la base même de notre culture et de notre héritage télévisuels.